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Les Lundis d Hortense - histoire de l association)

HISTORIQUE

EVOLUTION DES OBJECTIFS DE L'ASSOCIATION ACTIVITES-PHARE

HISTORIQUE

1976-1980 : LDH SE CREE DANS LA MOUVANCE ASSOCIATIVE

    Au départ, il y a des musiciens, d'horizons différents, qui se réunissent tous les lundis à la " Villa Hortense ", une maison communautaire où vivent, de façon assez indépendante il est vrai, quelques musiciens mais aussi un architecte, un ingénieur, un chômeur, un étudiant, des enfants,...

    Leur objectif: faire connaître leurs musiques, celles qu'on appelle les troisièmes musiques, et qui englobent le jazz, le rock, le folk, la chanson. Des musiques qui ne sont pas reconnues comme telles, parce qu'elles se situent en dehors du classique et de lavariété, ces deux grandes catégories qui régissent la loi du marché et le show-business.

    - P. RADONI: " C'était une époque marquée par le mouvement associatif dans le milieu socio-culturel, on découvrait une nouvelle manière de faire de la culture, plus proche de la vie des gens. L'idée à la base de LDH était de prendre sa destinée en mains face aux grands circuits culturels... "

    En 1976 donc, une trentaine d'artistes font partie de LDH, parmi lesquels Charles Loos et son groupe Abraxis ", Philippe Anciaux, Pierre Coulon et les Coulonneux ", Michel Pradier, Michel Moers (" Nuit Câline à la Villa Mon Rêve "), Michel Herr, Bruno Castellucci, Richard Rousselet, Robert Jeanne (" Solis Lacus "), Marc Moulin (" Placebo "), André Bialek, etc...Leur premier objectif: promouvoir et diffuser les spectacles qu'ils produisent. Ensuite, défendre leurs droits en tant que travailleurs: de leur statut légal de salariés découle en effet toute une série de droits qui dans la pratique n'existent pas... (un long débat qui - vingt ans plus tard - n'est pas encore clos). Enfin, ils ont comme projet la formation permanente de leurs membres ou encore l'encouragement à la recherche expérimentale.

    - M. LINTS : " LDH a lutté pour une reconnaissance du statut de l'artiste: pour ce faire, nous sommes allés à la rencontre des syndicats, de la FGTB si mes souvenirs sont bons, qui nous répondu que pour que les artistes soient reconnus, il fallait les engager, et puisque personne ne voulait en entendre parler, LDH n'avait qu'à les engager elle-même... ce qui n'était évidemment pas une solution, mais nous l'avons fait tout de même! "

    Dans la réalité, ces années-là, LDH a surtout fonctionné comme une agence de booking: les groupes faisant partie de l'association ont pu participer à de nombreux concerts, festivals et autres manifestations plus ou moinsengagées où la musique avait sa place (les Fêtes du Drapeau Rouge, par exemple).

    - M. DAYEZ : " Mes meilleurs souvenirs sont sans aucun doute les Festivals: c'étaient des moments privilégiés où chaque musicien apportait quelque chose de concret à l'association, et puis, au sein du public, nous avons vite rencontré un réel succès. L'ambiance entre les musiciens et le public était très conviviale..."

    Au fil des ans, LDH grandit - elle représente de plus en plus d'artistes - et le nombre et la variété aidant, des dissensions apparaissent: les musiciens de jazz reprochent aux autres leur absentéisme et leur manque d'initiative au sein de l'association:

    - P. RADONI : " Les musiciens de jazz sont davantage familiarisés à un type de fonctionnement associatif, du fait qu'ils jouent toujours en groupe, et qu'au sein de celui-ci chacun a une place importante.C'est sans doute pour cette raison qu'ils étaient les plus actifs dans l'association et que vers 79-80, LDH s'est définitivement orientée vers le Jazz... "

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1980 : DU JAZZ ET DES PROJETS COLLECTIFS ET AUTOGERES

En juin 80, lors d'une assemblée généraleà laquelle participent en grande majorité les musiciens de jazz, il est décidé que LDH est une association de jazzmen, et non " une association fantôme regroupant des musiciens sans ensemble ", ce qu'elle avait tendance à devenir aux dires de certains. En outre, LDH ne sera plus une agence mais " servira à réaliser des projets collectifs d'individus prêts à les autogérer ".
Les projets envisagés sont la création de cycles de cours permanents, une animation permanente sous forme de concerts aux Halles de Schaerbeek, et la diffusion d'un bulletin d'information à tous les membres.

- M. HERR : " C'était l'époque des locaux de la rue de la Constitution, partagés avec les Halles de Schaerbeek dans la plus grande convivialité. "

Michel Herr est alors élu Président et 3 CST (Cadres Spéciaux Temporaires, dans le jargon de l'époque) sont venu s'ajouter à l'équipe de bénévoles qui assuraient le fonctionnement de l'ASBL jusqu'ici... Isabelle Graf, Christine Jottard et Anne Gerdom travailleront un an pour LDH...

- M. HERR : " L'arrivée de Christine, Isabelle et Anne a permis de diversifier nos activités: des ateliers musicaux ont vu le jour; un journal-affiche était publié mensuellement, annonçant les quatre concerts du mois, avec une tête d'affiche étrangère; c'est ainsi que Bill Frisell, Dexter Gordon, Danny Richmond (le batteur de Charlie Mingus) et bien d'autres sont passés par les Petites Halles... Elles étaient devenues un endroit informel mais réputé auprès d'un certain public enthousiaste qui revenait volontiers... "

Outre les concerts, LDH offre au public un service de documentation sur les musiciens et groupes du moment...

- M. HERR : " Nous avions pas mal de demandes d'informations, de Belgique et aussi de l'étranger; nous avons également établi des contacts avec des associations étrangères, comme l'Ecole de Jazz à Paris; des groupes belges ont pu jouer à l'étranger (au Sénégal notamment) dans le cadre d'accords avec le CGRI, des festivals ont été organisés: le plus mémorable fut sans doute celui de 1983 à Woluwé Saint Pierre, où 15 groupes belges se sont succédé durant 3 jours dans des salles combles; Toots Thielemans était la tête d'affiche; il y avait aussi Philip Catherine, mon quartette avec Wolfgang Engstfeld... "

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UNE PREMIERE RECONNAISSANCE DES POUVOIRS PUBLICS

D'un côté, LDH a le vent en poupe: ce festival mémorable lui permet d'être reconnue par les Pouvoirs Publics, ce qui laisse présager l'octroi de subsides plus importants. Mais, parallèlement, on note un certain essouflement des concerts hebdomadaires aux Halles...qui coûtent cher et ne rapportent pas vraiment le succès escompté...

- Philippe GROMBEER: " Malgré un réel emballement de la part des musiciens, il faut bien avouer que la plupart du temps, nous avions un public de musiciens plutôt qu'un large public... celui-ci n'apparaissait que lorsqu'il y avait une vedette internationale à l'affiche... "

Fin 84, LDH se laisse tenter par l'invitation du Botanique, qui offre un confort bien plus grand, un piano, subsidie ses concerts et en assure la promotion... " Jazz aux Halles " devient donc " Jazz au Botanique ": Fabien Degryse, Bruno Castellucci, Paolo Radoni, Richard Rousselet, Jacques Pelzer,...passeront par là.
Côté Présidence, Frankie Rose succède à Michel Herr.

- F. ROSE : " Le départ de Michel Herr a coïncidé avec deux choses: une nouvelle convention avec le Ministère de la Culture et l'engagement d'Anne Guillaume. Heureusement d'ailleurs, parce que j'avais proposé ma candidature à défaut d'autres, mais sans avoir aucune pratique de gestion ou d'organisation...Et, comme LDH était sans secrétariat depuis un an ou deux, nous sommes un peu partis à l'aventure... "

Mil-neuf-cent-quatre-vingt-cinq est sacrée " Année Européenne de la Musique ": c'est dans ce cadre qu'à l'initiative d'Albert Wastiaux et Alain Rochette, LDH développe deux projets: l'organisation de concerts internationaux avec des premières parties belges et la mise sur pied d'un stage d'été, qui complèterait les ateliers de jazz qui continuent de se dérouler tout au long de l'année.
Des concerts comme ceux de Barbara Thompson, Don Cherry, Michel Petrucciani, Gato Barbieri, Joe Lovano, Toots Thielemans, Philip Catherine, ou encore Act Big Band charrieront un public nombreux, qui aura découvert par la même occasion une série de jeunes talents belges...
Au mois d'août, LDH organise son premier stage " Jazz Au Vert " à l'Abbaye de Brogne de Saint-Gérard, offrant une petite semaine d'immersion jazzistique totale à une soixantaine d'élèves. Des professeurs belges - parmi lesquels Michel Herr, Jean-Louis Rassinfosse, Bruno Castellucci, Paolo Radoni - et étrangers - comme Théo De Jong, Joe Lovano,... - animent cette première expérience champêtre qui s'avère tellement positive qu'elle sera reconduite tous les ans.
 
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1986: LDH FETE SES 10 ANS

- F. ROSE : " Pour les 10 ans de LDH, nous avons eu l'idée d'organiser un concert-anniversaire avec Chet Baker, et puis, comme nous étions en bonne compagnie, nous avons décidé de faire un festival... ".

Ce " premier " festival (dans la comptabilité actuelle) durera 8 jours: y défileront notamment: Steve Houben, Act Big Band, Charles Loos Trio, Bert Joris Quartet,...

LDH se définit alors comme " un centre de liaison et d'information entre les musiciens, les professionnels, les médias et le public ". Dans cette perspective, l'association ouvre la première Maison du Jazz Belge " pour tous ceux qui s'intéressent au jazz ou le jouent ", avec salles de répétition et de cours, discothèque, bibliothèque, caféteria. " Cette maison servira derelais entre les musiciens et le public via les organisateurs de spectacle, les firmes de disques et les pouvoirs publics " - précise encore le communiqué de presse. Malheureusement, la Maison du Jazz n'a jamais vraiment rempli son rôle, faute de moyens et de mégalomanie peut-être: elle se bornera à rester un (coûteux) bureau de LDH pendant quelques années encore, jusqu'à ce que l'association déménage vers des lieux plus abordables.

C'est également en 1986 que démarre l'idée du Jazz-Tour: les concerts hebdomadaires au Botanique connaîtront une première décentralisation à Liège, et très vite 3, 4, 5 lieux feront partie des tournées.
" L'Ecole ", qui a continué d'exister au cours de ces années - en changeant régulièrement de nom et de formule - s'avère être un gouffre financier énorme: elle remporte un certain succès mais les charges sociales sont lourdes, et ni les minervals, ni les subsides ne les couvrent : les cours s'espacent, quelques ateliers seront organisés les années suivantes (jusqu'en 1990), et finalement le projet sera remis au placard en attendant des jours meilleurs.

Depuis 1988, LDH jouit d'une certaine reconnaissance au niveau de la Commune de Saint-Josse, qui met gracieusement des bureaux à sa disposition: ainsi, LDH est passée de la Place Quételet, à la rue Gillon, pour aboutir à l'Hôtel Charlier, sans doute le plus prestigieux de ses bureaux... après la regrettée Villa Hortense.
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LDH, UN SIMPLE EMPLOYEUR?

Petit à petit, la gestion de l'asbl s'assainit, l'asbl se professionnalise, par l'engagement d'un coordinateur non-musicien, et ses activités se régularisent: les 3 grands axes actuels de l'association se profilent: le Jazz-Tour (d'octobre à mai), le Festival (début printemps) et le stage d'été " Jazz Au Vert ".
LDH est par la même occasion reconnue par les Pouvoirs Publics comme un interlocuteur privilégié en matière de Jazz. Elle est régulièrement consultée par des instances telles que le CGRI ou le Ministère de la Culture.

- P. RADONI : " LDH est devenue un outil indispensable pour le travail des musiciens belges, pour la mise sur pied de projets musicaux ambitieux et dans le domaine de l'enseignement. Vu de l'extérieur, ce bilan semble très positif, car, en fin de compte, c'est important de donner du travail aux musiciens!
Malheureusement, cet état de chose a généré une fracture irréparable entre la structure de LDH et les musiciens qui la perçoivent davantage comme un employeur, un pourvoyeur de travail que comme une association de musiciens... On s'aperçoit que la dimension associative qui a présidé à la naissance de LDH, et l'a animée pendant des années appartient désormais à l'histoire, et il est difficile de demander aux gestionnaires actuels de se resituer dans un état d'esprit qu'ils n'ont pas connu... "

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EVOLUTION DES OBJECTIFS DE L'ASSOCIATION


1976-1980: PARTICIPATION ET ROLE DE L'ARTISTE DANS LA SOCIETE

Bien que certains, dont Michel Dayez, aient voulu gérer LDH comme une entreprise commerciale, et que le but premier de l'association était de " booker " ses artistes, celle-ci s'est créée en 1976 dans un esprit très " post-soixante-huitard ":

-M. DAYEZ : " En tant que Secrétaire-Général, j'ai voulu gérer les Lundis d'Hortense comme une entreprise commerciale, mais dans cette époque marquée par l'esprit participatif, il fallait demander l'avis de tout le monde avant de prendre la moindre décision (...); les Présidents étaient systématiquement des musiciens, donc pas très commerciaux et préféraient organiser des Assemblées Générales ou autres réunions pour discuter de tout. La gestion de l'association est devenue très lourde et manquait de dynamisme et d'efficacité ".

- M. LINTS : " Dans cette époque post-soixante-huitarde, mon rôle de Président était purement représentatif: je recevais mes instructions du Conseil d'Administration, et j'étais chargé de les présenter aux Pouvoirs Publics... Nous avons notamment contribué à la réflexion sur les industries culturelles et prôné leur fiancement sur base de l'expérience québécoise: appliquée à la Belgique, cette logique désignait la Région Wallonne comme source de financement des productions culturelles... Proposition qui à l'époque fut refusée par les Libéraux, mais qui aura tout de même eu des conséquences concrètes: la création de la SOWAREX par exemple...Globalement, nous étions fort impliqués dans le vaste débat sur la place de l'artiste dans la société. "

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1980-1984: RECENTRAGE ET LIAISON AVEC LA BASE

1980: LDH devient une association de musiciens de jazz à part entière, elle projette la création de cycles de cours permanents, une animation permanente aux Halles de Schaerbeek, sous forme de concerts, et un bulletin d'information qui servira de liaison entre les membres, et de communiqué de presse. Elle ouvrira un bureau d'information accessible à tous, qui rassemblera de la documentation sur les groupes.

- M. HERR: " durant ma Présidence, j'ai voulu impliquer les musiciens directement dans les Lundis d'Hortense, j'ai veillé à ce que notre association ne soit pas considérée comme étrangère aux musiciens. Non seulement, LDH s'est recentrée sur le jazz, mais encore sur des activités qui pouvaient intéresser tous ses membres: comme la création d'un journal-affiche, l'élaboration de dossiers de documentation sur les musiciens et groupes faisant partie de l'association, la prise de contact avec des organisations étrangères,... "

 

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1984-1987: MISE EN PLACE DES ACTIVITES-PHARE :

Jazz Tour, Festival, Stage "Jazz au Vert". Ces activités sont décrites plus bas dans plus de détails.

1988-1993: APPROCHE INTERNATIONALISTE

En tant que Président, Paolo Radoni veut approfondir les liens que ses prédécesseurs ont établis avec des associations de jazzmen étrangères... Le Conseil d'Administration de LDH a quant à lui d'autres préoccupations d'ordre " pratique " et ne le suit guère dans son entreprise:

- P. RADONI : " Les objectifs que je m'étais fixé, n'ont - malheureusement - pas vraiement été réalisés... Je voulais en premier lieu rapprocher l'association des musiciens, et deuxièment intégrer LDH dans un réseau international d'associations similaires, en renforçant des contacts qui avaient été pris par mes prédécesseurs. Nous avons eu d'excellentes relations avec les Italiens, les Français et l'ancienne Fédération Internationale du Jazz, avec lesquels nous nous sommes réunis à plusieurs reprises à Aoste (Italie), à Vic (près de Barcelone) et à Grenoble... Nous avons essayé d'avancer sur l'idée d'une association internationale. Mais le projet a capoté pour une série de raisons: manque d'enthousiasme de mon Conseil d'Administration, chute de la motivation des autres associations, changements d'équipes au sein de celles-ci, etc. "

 
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1994-1996: ASSAINISSEMENT FINANCIER ET STABILISATION

Alarmé par la situation financière de l'asbl, le Conseil d'Administration a opté pour une cure d'assainissement. Il s'ensuit une période de restrictions au niveau de ses activités: LDH se limite désormais à organiser le Jazz-Tour, le festival et le stage d'été. Ses autres projets - tels que la remise sur pied d'une école de Jazz - attendent des jours meilleurs...

- C. LOOS : " Mon rôle de Président est plutôt symbolique, je me considère avant tout comme un membre du Conseil d'Administration, qui aurait davantage de responsabilités qu'un autre... Sur le plan pratique, divers changements sont survenus durant mon mandat - ce qui ne signifie pas que j'en soit le seul auteur; par exemple, nous avons obtenu l'engagement d'une personne supplémentaire, nos bureaux ont été transférés au Musée Charlier, et, surtout, nos finances se sont assainies: petit à petit, nous sommes sortis du gouffre financier dans lequel nous avaient plongé quelques projets ingérables... Sur le plan des idées, je suis pour le débat, et celui qui me tient le plus à coeur est sans nul doute celui du statut de l'artiste; et puis, outre ses activités ponctuelles que sont le Jazz-Tour, le Festival et le Stage, je pense que LDH devrait offrir un service d'entraide aux musiciens, qu'elle devrait incarner la solidarité entre musiciens... C'est cette mentalité que j'aimerais insuffler à l'association. "

1997-1999 :

    Un nouveau Conseil d'Administration est élu en mai '97, composé de musiciens de toutes générations et de quelques autres compétences du milieu jazz. Il nomme à la présidence le contrebassiste Jean-Louis RASSINFOSSE.

    Les Lundis ont participé en '97 et '98 au Jazz Marathon de Bruxelles (Concert final sur la Grand'Place), organisé leur festival annuel au Théàtre 140, continué les jazz tours, les concerts de midi, le site Internet "Jazz in Belgium", le stage "Jazz au Vert", etc. Ils ont participé au Festival de Jazz de Junas, dans le sud de la France (97) : une trentaine de musiciens belges s'y sont produits, grâce au soutien de la Région de Bruxelles Capitale.
    Parallèlement, les Lundis s'investissent dans la réflexion et l'action sur le statut du musicien. En 98, Le Président, Jean-Louis RASSINFOSSE est ainsi entendu par la Commission de la Chambre qui traite du problème, des administrateurs participent aux colloques organisés par les partis politiques.
    Le bureau des Lundis est réorganisé, avec un départ, et l'arrivée d'une nouvelle employée.

 

1999 :

    Un nouveau Conseil d'Administration est élu en mars '99, composé de musiciens de toutes générations et de quelques autres compétences du milieu jazz. Il nomme à la présidence le pianiste/compositeur Pirly ZURSTRASSEN.

    Les Lundis participent en '99 au Jazz Marathon de Bruxelles (Concert final sur la Grand'Place), organisent au Botanique leur festival annuel, centré sur les musiciens belges, continuent les jazz tours, les concerts de midi (des solos), le site Internet "Jazz in Belgium", le stage "Jazz au Vert", etc.
    Parallèlement, les Lundis continuent à agir dans la réflexion et l'action sur le statut du musicien, en joignant leurs forces à celles d'autres associations d'artistes de toutes disciplines, du nord comme du sud du pays. Par ailleurs se profilent à l'horizon les festivités de Bruxelles 2000 (Bruxelles, capitale culturelle de l'Europe).

 

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ACTIVITES-PHARE

JAZZ-TOUR

A dater de son installation rue de la Constitution, où elle partageait ses bureaux avec les Halles de Schaerbeek, LDH a organisé des concerts hebdomadaires dans les Petites Halles, concerts auxquels participaient les groupes membres de l'association et auxquels étaient régulièrement invitées des vedettes internationales.

Dans le désordre, et naturellement sans vouloir être exhaustif, quelques noms de groupes passés par-là: Dexter Gordon, Steve Houben / Mauve Traffic, Lazarevitch Quartet, Chris Joris, Toots Thielemans, Charlie Haden, Jan Garbarek, Egberto Gismonti, Paul Motian Quintet, Michel Herr / Bill Frisell, Pierre Vaiana, Richard Rousselet, Fabien Degryse,...
Par la suite, " Jazz aux Halles " est devenu " Jazz au Botanique " ou " les Jeudis du Botanique " et les concerts ont continué au même rythme pour finalement se voir dédoublés au Lion s'Envoile à Liège, en collaboration avec " Jazz Festival Liège ". Petit à petit, LDH a contacté d'autres centres culturels qui ont manifesté leur intérêt pour le principe d'une tournée de groupes belges... Le Jazz-Tour était né!

Aujourd'hui, l'objectif de ces tournées est triple:

  1. Premièrement, la promotion du Jazz belge en général: LDH engage des groupes déjà reconnus dans le milieu du jazz, et tente d'élargir leur public; les tournées passent en effet par des lieux qui - sans le Jazz-Tour - programmeraient peu (ou pas du tout) de jazz, faute de moyens.

  2. Deuxièmement, ces tournées étant également destinées à des jeunes groupes ou à de nouveaux projets musicaux, elles permettent à ces derniers de toucher un public et d'entrer ainsi de plain-pied dans le paysage jazzistique belge.

  3. Troisièmement, le Jazz-Tour permet aux 14 groupes sélectionnés (au lieu de 7 les années précédentes), de bénéficier d'une tournée de quatre concerts, et de la promotion mise en oeuvre par LDH et les organisateurs locaux.

La sélection des groupes s'effectue de manière collégiale, en concertation avec les différents partenaires du Jazz-Tour. Actuellement, ils sont au nombre de 7: LDH à Bruxelles, les Maisons de la Culture de Mons, Charleroi, La Louvière, Tournai et Comines, ainsi que l'asbl " Jazz Festival Liège ".

Depuis que le Jazz-Tour existe, des centaines de groupes ont tourné à travers la Wallonie.

 

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LE FESTIVAL

En 1986, LDH décide de " marquer le coup " pour fêter son dixième anniversaire en organisant un festival de cinq jours au Botanique. Bien sûr, de nombreux autres festivals ont précédé celui-ci, remportant pas mal de succès. Mais à partir de cette date, le festival deviendra une activité régulière, avec des objectifs déterminés, prenant place tous les ans au début du printemps, tantôt au Botanique, tantôt dans les Halles de Schaerbeek, tantôt au Théâtre 140.

Aujourd'hui, ce festival annuel reflète le " nec plus ultra " du Jazz belge, qu'il s'agisse des tendances du moment ou des " classiques " dont la réputation n'est plus à faire...

PROGRAMMATION

1986
Steve Houben Quintet; Trinacle (Pierre Vaiana); Act Big Band (Félix Simtaine); Pirotton/Rassinfosse/Dave Pike; Bert Joris Quartet; Timber (Frankie Rose); Charles Loos Trio; Three To Get Ready (Arnould Massart); Chet Baker/Philip Catherine/Riccardo Del Fra; Alain Rochette Trio.
 
1987
Au Botanique : Richard Rousselet Quintet; Philip Catherine Quartet; Marc Lelangue Sextet; Pirly Zurstrassen Septet; Act Big Band; Christophe Vervoort/Vincent Mardens; Johnny Dover and His Sax Combination; Lemon Air (Guy Cabay); Alexandre Furnelle Quartet; Pierre Van Dormael Quartet; Paolo Radoni Trio; Fred Wilbaux Trio; Patrick Deltenre Quartet; Castellucci Village Vanguard; Albert Wastiaux Quartet; Trio Bravo (Fabrizio Cassol); Charles Loos Duo; Double Talk (Frankie Rose/Vincent Penasse); Charlie Mariano Trio; Corry Fly Duo; Joe Lovano Quintet; Elvin Jones Quartet.
1988
Jacques Pirotton Trio; Ali Ryerson Quartet; Quadruplex (Fabien Degryse); Dirty Weather (Frankie Rose); Bruno Castellucci Quartet; 5th Dimension (Philippe Leblanc); Métarythmes de l'Air (Christian Leroy); Garrett List Solo; Sables (Pierre Jacob); Willy Vande Walle; Larry Schneider Quartet; Jean-Lou Vander Borght Quartet; David Linx; Christine Schaller Quartet; Samboa (Augusto Gonsalves); John Ruocco Trio; Lee Konitz; Vincent Mardens Quintet.
1989
Au Botanique : Ivan Paduart; Open Sky Unit (Jacques Pelzer); Charles Loos Solo; Philip Catherine Trio; Raf Schillebeeckx Quartet; Erwin Vann Quartet; Marquito Velez Trio; Michel Herr Trio; Henry Texier Trio; Bye Bye Brazil Band (Marat Araujo); Serge Lazarevitch Quartet; Trio Bravo (Fabrizio Cassol); Jacques Pirotton Trio; Deborah Brown; Bricamo (Pedro Campana).
1990
Sables Rythms and Sounds (Pierre Jacob); Pat Dell Quintet; Eric Legnini Trio; Henri Texier; Life Circle (Gast Waltzing); Nono Garcia Trio; Tim Ries/Frank Amsallem; Steve Houben Quartet; Phil Abraham Quartet; Diederick Wissels Trio; Stringers in the Night (Radoni/Hertmans/Hatzi); Itchy Fingers (GB); Montuno (Chama).
1991
Quadruplex (Fabien Degryse); K.D.'s Basement Party (Kris Defoort); Peter Hertmans/John Ruocco; Aftertouch (Ivan Paduart); Avogadro (Arnould Massart); Equinoxe (Alexandre Furnelle); Rick Hollander Quartet; Nathalie Loriers Quartet; Marc Lelangue Blues Band; Erwin Vann Trio; Seven Steps (Richard Rousselet); Maurice Magnoni Electric Band; Papagayo (Stéphane Martini)/Denise Blue.
1992
au Botanique : Big Band du Conservatoire de Bruxelles (Direction: Richard Rousselet); Phil Abraham Quartet; Act Big Band; Frankie Rose and the Storytellers; Pirly Zurstrasen/Daniel Stokart; Bruno Castellucci Quartet; Frank Vaganée Quintet; Gino Lattuca Quartet; Ben Sluijs Quartet; Eef Albers Quartet; Double Band (Eric Legnini/Erwin Vann)
1993
Aux Halles de Schaerbeek : Diederik Wissels/David Linx Quartet; Paolo Fresu/Furio Di Castri/Paolo Radoni/Pierre Vaiana/Mimi Verderame; Ivan Paduart/Philippe Aerts/Bruno Castellucci; Aka Moon (Fabrizio Cassol); Nathalie Loriers meets Lee Konitz; " La Croisière du Hortense " (impro avec 15 musiciens, dont Charles Loos, Gino Lattuca, Steve Houben, Garrett List, Bo Vanderwerf, Guy Cabay, Phil Abraham, Richard Rousselet,...); Piet Verbiest/Fred Wilbaux/Herman Pardon; Sloong Quartet; A L'Abord'Jazz; Karl Van Deun Quartet; Emanon Five (Ron Van Rossum); L'Ame des Poètes (Pierre Vaiana/J-L Rassinfosse/P. Van Dormael); Toots Thielemans/Martial Solal; Renaud Person; François Mathus.
1994
au Théâtre 140 : Ivan Paduart/Richard Galliano; Michel Hatzigeorgiou and Friends (Hommage à Jaco Pastorius); Marcia Maria Quartet; " H " Septet (Pirly Zurstrassen); Arnould Massart; John Surman/Paul Bley/Furio Di Castri/Tony Oxley.
1995
au Théâtre 140 : Jeroen Van Herzeele Trio, Octurn (Bo Van Der Werf), Fabien Degryse " Tribute to René Thomas " - avec Paolo Radoni, Jacques Pirotton, Peter Hertmans, Jeanfrançois Prins, Patrick Deltenre, Hans Van Oost, Hendrik Braeckman, Jean Warland, et Félix Simtaine; Un Poco Loco (Pierre Vaiana); Michel Herr European Quartet; Klaus Ignatzek Quintet Featuring Claudio Roditi.
1996
Au Claridge. En 96, l'association a commandé à 4 compositeurs belges, Erwin VANN, Michel HERR, Bert JORIS et Arnould MASSART une oeuvre à l'occasion du 20ème anniversaire des Lundis. La création en fut assurée par le VARIATIONS ON A LOVE SUPREME, le Nathalie LORIERS Trio, P. PASSION ainsi qu'une super jam session impliquant une vingtaine de musiciens présent és dans des combinaisons inattendues , décidées par tirage au sort...
1997
En 97, le Festival a eu lieu le 26 avril, à Bruxelles, au Théâtre 140. Au programme figuraient ALICE's 5 MOONS (le groupe de Nicolas THYS), AKA MOON<, Pierre LOGNAY & the NEW INTERNATIONAL EDITION ainsi que Trilok GURTU & the GLIMPSE.
1998
En 98, le Festival s'est tenu les 28 et 29 avril, à Bruxelles, au Théâtre 140. Au programme figuraient MARRE-PANSANEL-KOCHOYAN Quintet (avec Nicolas THYS et Stéphane GALLAND), Serge LAZAREVITCH/Charles LOOS Quintet, Félix SIMTAINE's SIXTAINE, Fabrice ALLEMAN Quartet, Erik VERMEULEN Trio et le Dave HOLLAND Quintet.
1999
En 99, le Festival s'est tenu le 17 avril, à Bruxelles, au Botanique. Au programme : DREAMTIME (Kris DEFOORT), AKA MOON ELECTRIC (le trio + invités, guitare et claviers), Nathalie LORIERS + extensions, MOTHER (Dré PALLEMAERTS, Erwin VANN et Otti VAN DER WERF), Kurt VAN HERCK/ Nicolas THYS/ Félix SIMTAINE Trio, Pirly ZURTRASSEN/ Jean-Pierre CATOUL duo.
2000
Le 25 mars 2000, le Festival s'est tenu à Bruxelles, au Botanique. Au programme : des films de jazz belge, de jeunes orchestres, et GREETINGS FROM MERCURY, Diederik WISSELS - Silent Song sextet (Sur la musique de Federico Mompou), TRIO GRANDE, le BRUSSELS JAZZ ORCHESTRA + Philip CATHERINE & Bert JORIS, Pierre VAIANA & FOOFANGO, Mimi VERDERAME quartet avec Rosario GIULIANI, et une jam session finale autour entre autres de Pierre VAN DORMAEL
2001
Le 7 avril 2001, au Botanique, le festival a présenté : des films de jazz belge, de jeunes orchestres, et Eric LEGNINI QUARTET (B/I), MAAK'S SPIRIT + GUEST, ODE FOR JOE + EXTENSIONS, SLANG, Alexi TUOMARILA Quartet (B/Fin), MELA & THE HARMADIK FUL QUARTET, ORANGE KAZOO.
2002
Les 8 et 9 mars 2002 au Botanique, le Festival a présenté Anne WOLF Trio + Marcia MARIA, Pascal MOHY Quartet, Pierre VAN DORMAEL & "Vivaces", Jean-Louis RASSINFOSSE & CROSSWORLDS, Philippe JOOSENS Quartet, LINX/WISSELS Heartland feat. Bert JORIS, PYROMANES et des projections de films.

 

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LE STAGE "JAZZ AU VERT"

Créé en 1985 dans le cadre de l'Année Européenne de la Musique, " Jazz au Vert " est devenu au fil des ans un événement incontournable pour les musiciens - amateurs et professionnels - désireux d'approfondir leurs connaissances en matière de Jazz. Ce stage résidentiel se déroule aujourd'hui dans le cadre verdoyant - comme il se doit - de la Marlagne, près de Namur. Il propose une série d'ateliers (piano, guitare, saxes, basse électrique, contrebasse, batterie, cuivres/big band, trombone/impro vocale, chant, harmonie, initiation à la musique brésilienne, et violon), animés par les meilleurs musiciens - belges ou étrangers - en la matière. Parmi les professeurs qui ont enseigné au stage depuis sa création :
Phil ABRAHAM (tb), Bruno CASTELLUCCI (drs), Michel HATZIGEORGIOU (basse électrique), Eric LEGNINI, Ivan PADUART, Ron VAN ROSSUM, Kris DEFOORT, Michel HERR, Charles LOOS (p.), Paolo RADONI, Peter HERTMANS, Fabien DEGRYSE (gt), Erwin VANN, Fabrizio CASSOL (sax), Jean-Louis RASSINFOSSE (contrebasse), Richard ROUSSELET (tp), Alexandre FURNELLE (harmonie) etc... ainsi que des musiciens étrangers, comme Joe LOVANO, John RUOCCO (sax), John ENGELS (batterie), Karel BOEHLEE (p), Theo DE JONG (basse électrique), Anca PARGHEL, Marcia MARIA, Christine SCHALLER (voc.), etc...

QUELQUES STAGIAIRES PASSES PAR LA...
Alexandre Furnelle, Antoine Cirri, Fred Wilbaux, Vincent Mardens, Manu Hermia, Vincent Penasse, Jeanfrançois Prins, Erwin Vann, Ivan Paduart, Fabien Degryse, Nathalie Loriers, Fabrice Alleman, Renaud Person,...

ET CE N'EST PAS TOUT :

Les activités des Lundis d'Hortense ne se limitent pas à ce qui est décrit plus haut. On peut y ajouter divers cycles de concerts, tels les Midis du Jazz, toujours en cours, des concerts en co-production avec d'autres organisateurs (Jazz Marathon, etc), le site Internet "Jazz in Belgium", que vous visitez en ce moment, un site web spécifique, l'envoi de musiciens belges à l'étranger, un journal, et la tenue d'une documentation (musiciens, groupes, professeurs) etc...

Si vous souhaitez en savoir plus sur ces dernières activités, revenez à la page Lundis, qui les décrit en détail et visitez le site web.

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