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Ouverte du mercredi au samedi de 11 à 19 h, et lors des activités.
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Que peut-on faire d’une gare désaffectée dans la plus petite commune de Bruxelles ? Une superette ? Un parking ? Un dépôt ? Bien mieux : un club de jazz ! Jean Demanez, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, et surtout amateur de jazz, s’est battu des années pour concrétiser ce rêve un peu fou. Au départ, une envie de rassembler en un lieu commun des documents sonores et manuscrits ou d’y organiser des expositions et des conférences. À l’arrivée, il y a un peu de ça, mais il y a aussi et surtout un club dynamique qui accueille 4 à 5 concerts par semaine.
La Jazz Station a vu le jour fin 2005. Ici, le verre coloré côtoie le métal brossé, le bois courbé et la brique apparente. Le lieu est clair et moderne, dépoussiéré de toutes idées préconçues à propos de clubs de jazz. Les teintes sont vives et franches. L’espace est convivial et l’acoustique idéale. On trouve sa place au bar ou bien l’on s’assied autour d’une des petites tables bistro face à la scène. Le concert peut commencer.
La programmation, c’est Yannick Carreyn, à la belle et imposante moustache, qui s’en charge en accord avec ses collaborateurs dévoués et passionnés. Ils nous font entendre autant le jazz contemporain que le jazz traditionnel ; autant les jeunes que les vieux briscards. Alors, très vite, une clientèle d’habitués y trouve son bonheur.
Il y a d’abord les concerts du samedi à 18h qui amènent - aussi étonnant que cela puisse paraître vu la situation géographique et l’heure - une foule toujours plus nombreuse. C’est qu’on en voit défiler des jazzmen !
De Peter Hertmans à Weber Iago en passant par Manu Hermia, VVG Trio, Phil Abraham, Fred Delplancq, Philip Catherine et tant d’autres. Des Belges mais aussi des étrangers : les Doigts de l’Homme, François Bourassa, Andrew d’Angelo, Fada…
Lieu ouvert par excellence, certains groupes y ont même trouvé résidence, tels Octurn, Darwin Case ou Rackham, par exemple. Un Big Band s’y est formé et s’y produit tous les premiers jeudis mois: le Jazz Station Big Band, dirigé par Michel Paré. Les autres jeudis se partagent entre le cycle « borderline » (jazz fusion, jazz-rock, electro-jazz…) et le cycle « Jazz Now » (un circuit reliant 4 autres clubs des communes alentour).
Le mercredi, la scène est ouverte aux concerts des Lundis d’Hortense (l’association des jazzmen belges, qui a d’ailleurs élu domicile dans les mêmes bâtiments que le club).
Outre ces rendez-vous devenus incontournables, la Jazz Station accueille aussi un mardi sur deux les conférences sur l’histoire et la compréhension du Jazz, dispensées par Jean-Pol Schroeder de la Maison du Jazz à Liège ainsi que les écoutes commentées de l’association « Sweet and Hot ». Et bien sûr, de temps à autre, l’ASBL accueille aussi des expositions de photographes, graphistes ou peintres, tous inspirés par le jazz.
Du mardi au samedi (et même parfois le dimanche), la Jazz Station se veut donc être un lieu culturel et un centre vivant du jazz où tout le monde peut s’y retrouver. Le prix d’entrée tourne démocratiquement autour des 6 euros, de quoi s’enrichir de cette fabuleuse musique sans se ruiner. On le voit, avec la Jazz Station, le jazz n’est certainement pas sur une voie de garage.
(Jacques Prouvost, Jazz In Belgium #66, avril 2009)
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